Tu marches sans destination, sans but et sans fin. Quelle sensation délicieuse ! Tu suis l'appel . Come Together, Right Now. Tu as tout quittée, ta famille, tes amis, ta vie. De toute façon, tu n'aimais rien de tout ça. Comme une tache parmi les clones, tu n'étais pas faite pour cette vie absurde, tu es bien plus subtile. Tes pieds te font atrocement souffrir, et alors ? Tu te nourris de cette douleur si vive, si innocente. La nuit noire ne te fait pas peur car tes espoirs t'illuminent. Tu frissonnes. De froid, de peur, d'excitation ? Tu n'en sais rien. Et c'est encore meilleur. Tu penses, tu n'as que ça a faire. Le sens de ta vie, La basse merveilleuse lors du refrain de Come Together, La futilité de tout ça. Soudain, le fantastique s'envole et tu reçois toute la fatigue et la douleur de cette marche infernale. Tu tombes à genoux, vidée de toute ta force. Tu luttes, mais plus rien à faire : tache rouge dans ce monde superficiel.
# Posté le mercredi 14 mai 2008 15:18

" Je m'appelle Renée, j'ai 54 ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois.
Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j'ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins
auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l'image que l'on
se fait des concierges qu'il ne viendrait à l'idée de personne que je suis plus lettrée que tout ces
riches suffisants. "


"Je m'appelle Paloma, j'ai douze ans, j'habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches.
Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c'est le bocal à poissons, la vacuité
et l'ineptie de l'existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C'est pour ça que j'ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai."
# Posté le lundi 12 mai 2008 07:40
Modifié le mardi 13 mai 2008 12:48

N'ayez crainte, Renée, je ne me suiciderais pas et je ne brûlerai rien du tout. Car
pour vous, désormais, je traquerai les toujours dans le jamais. La beauté dans ce monde.

Oh Gosh ! You're fucking ambitious !


Mon bonheur n'est que superficiellement pathétique ; Fille ratée d'une famille ambitieuse, je cultive mon image à coup de Papa je voudrait çi, Papa je voudrait ça. L'argent est ma vision du bonheur, que je sais d'avance fausse. Caractère de chiotte, la seule chose que je sais apprécier est la musique, qui me fais verser des larmes vides de tristesse, en apparence. Je souffre de ne pas souffrir. Egoïste ? Bien sûr. La faim dans le monde, j'y pense une fois par an ; pour Kippour. Ma vie se fera dans le luxe de mon compte en banque. Et lorsque celui çi sera vide, une overdose d'ectazy fera bien l'affaire. Tristement vrai.
# Posté le dimanche 04 mai 2008 14:28
Modifié le lundi 12 mai 2008 07:39

Comme un éclat de rire vient consoler tristesse, comme un souffle avenir vient raviver les braises, comme un parfum de souffre qui fait naître la flamme, Jeunesse lève toi. Contre la vie qui va qui vient puis qui s'éteint, contre l'amour qu'on prend qu'on tient mais qui tient pas, contre la trace qui s'efface au derrière de soi, Jeunesse lève toi. Moi contre ton épaule je repars à la lutte, contre les gravités qui nous mènent à la chute, pour faire du bruit encore à réveiller les morts, pour redonner l'éclat à l'émeraude en toi. Dis moi qu'on brûle encore, dis moi que brûle encore cet espoir que tu tiens, parce que tu ne sais rien de la fougue et du feu que je vois dans tes yeux,Jeunesse lève toi ! Quand tu vois comme on pleure, à chaque rue sa peine : comment on nous écoeure : perfusion dans la veine. L'heure est aux rêves, aux utopiques ! De ton triste sommeil, je t'en prie libère toi. Jeunesse lève toi. Puisqu'içi il faut faire des bilans et du chiffre, sont nos amours toujours au bord du précipices.Ne vois tu pas le ciel à la porté de nos doigts ? Jeunesse lève toi !
# Posté le vendredi 02 mai 2008 16:40
Modifié le dimanche 04 mai 2008 14:39

Hugo, reviens, l'amour est un piège, allez Hugo .reviens. Hugo reviens et écoute tes amis.car l'amour n'est qu'un piège en fin de compte.Allez Hugo reviens, Hugo reviens.Hugo perdu dans la ville. Il n'a rien à manger et son sac est bien trop lourd. Plein de désillusions, Hugo s'endormit.Fut écrasé par la roue blanche d'un vélo, mais hugo reviens, reviens Hugo ! L'amour est un piège, l'amour est un piège.Hugo reviens et écoute tes amis. Car l'amour n'est qu'un piège en fin de compte.Hugo tu n'es pas un de ces imbéciles. Je t'en supplie n'obéis pas à leur règles. Hugo s'il te plaît, reviendrais-tu vers moi ? Car l'amour est un piège, un piège. Et Hugo remit son chapeau, racontant des histoires d'amour à deux sous. Hugo n'est pas revenu, Hugo n'est pas revenu. C'était un piège, un piège. Hugo n'est pas revenu. C'était un piège n'est ce pas ? Hugo n'et pas revenu, c'est la fin sans doute, car c'était encore un piège.
# Posté le jeudi 01 mai 2008 15:27
Modifié le dimanche 04 mai 2008 14:39

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